DANS UN CONTEXTE ECONOMIQUE DE SURPRODUCTION LAITIERE : 

                    -----  PRIVILEGIER LA QUALITE -----

LES TRAVAUX DE MARCEL BESNARD ( BTS ENIL SURGERES ) Majeur de la Promotion 1975

L'ALIMENTATION DES VACHES LAITIERES EST UN FACTEUR DETERMINANT DE LA QUALITE NUTRITIONNELLE ET TECHNOLOGIQUE DES MATIERES GRASSES DU LAIT PRODUIT :

 Définition de la qualité des matières grasses :

La technologie beurrière considère que les beurres fabriqués à partir de lait produit avec des rations hivernales (ensilage maïs plante entière) ont une consistance très dure ( mauvaise tartinabilité ) et une couleur jaune pâle.

Le beurre produit en hiver est un beurre très mal apprécié des consommateurs.

Le Carotène contenu dans l'herbe verte contribue à colorer la matière grasse ( coloration jaune )

Les acides gras saturés à longue chaîne C16 , C18 possèdent des Températures de fusion (liquéfaction) élevés

Les acides gras insaturés possédant une ou plusieurs double-liaisons et les acides gras à courtes chaînes ont une température de fusion souvent inférieure à 8°C, ce qui confère à ces matières grasses des propriétés physiques intéressantes touchant à la consistance du beurre ( Tartinabilité ).

Les acides gras saturés à longue chaîne sont considérés comme des éléments dangereux pour la santé cardio-vasculaire.
A l'inverse, les acides gras insaturés, sont indispensables et souvent essentiels à la vie des cellules, à l'équilibre des cellules nerveuses, à la production hormonale. Les plus intéressant des acides gras sont :
l'acide linoléïque qui possède 2 doubles liaisons 
l'acide linolénique qui possède 3 doubles liaisons ( Oméga 3 )

Ces 2 acides gras sont définis comme essentiels car ils ne peuvent être synthétisés par l'organisme. L'homme devra donc trouver ces éléments dans son alimentation. Des carences aux conséquences particulièrement graves ( troubles de la vue, disfonctionnement du système nerveux, etc ... ) ont été souvent constatés

l'acide oleïque C18:1 (T° de fusion : 8° ) qui ne possède qu'une double liaison est également intéressant ( même s'il n'est pas considéré comme essentiel ) dans le sens où il se substitue a l'acide stéarique C18:0 (T° de fusion : 50° C le plus impliqué dans les maladies cardiovasculaires). Une augmentation du taux d'acide stéarique dans le lait se traduit par une diminution d'acide oleïque et réciproquement.

La composition du lait de femme montre des valeurs importantes en acide oléïque et plus faible en acide stéarique. Si tout les scientifiques reconnaissent les bienfaits du lait maternel, il me paraît souhaitable de rechercher pour la consommation humaine une composition du lait de vache se rapprochant de celle du lait de femme.

L'objectif des expérimentations de M Besnard a été de favoriser naturellement la production de ces derniers acides gras dans la mamelle pour le double avantage : technologique et nutritionnel.

Le système fourrager et la production fourragère au service de la qualité :

        La composition des lait de printemps en AG insaturés (28,2% + 4,5%) permet d'obtenir des beurres d'excellente qualité, parfaitement tartinable, grâce à l'herbe jeune pâturée contenant beaucoup d'acide linolénique.

Les travaux de Marcel Besnard

Marcel Besnard dès 1991 a cherché à produire dans son troupeau tout au long de l'année, du lait de la meilleure qualité nutritionnelle en modifiant son système fourrager.

Au printemps favoriser la pâturage d'une herbe jeune riche en acide linolénique ( 60% des acides gras de l'herbe )

Pour les autres périodes, compenser les régimes non favorables par des éléments alimentaires riche en ces mêmes acides poly-insaturés capable de corriger les rations déficitaires en ces constituants.

L'utilisation de graine de maïs, de colza, de lin,  associée à la culture de protéagineux ( lupin, pois fourrager, vesce ),  permet d'améliorer grandement la qualité des matières grasses du lait produit.

Ces travaux ont fait l'objet d'un brevet déposé par M Besnard en mars 1992. ( Détails des travaux )

Le Brevet

Le contrat signé de Pierre Weill

Les engagements non tenus de Pierre Weill

L'entreprise PRODEX / VALOREX a été candidate pour exploiter le résultat de ces travaux et elle signe un contrat de partenariat de la main de Pierre Weill.

D'autres expériences qualifiées de validantes ont été conduites dans des grands troupeaux de la région de Plélan ( Elevage COTTO, MEREL, JICQUEL ) en collaboration avec ce nouveau partenaire dans un but de vérification des résultats constatés dans le troupeau de M Besnard.

Tous les résultats de la recherche fondamentale ont été mis à la disposition de Mr Weill, et ensemble nous avons alerté quelques décideurs de l'industrie laitière.

Après quelques mois de ces nouvelles expérimentations et après constatations de résultats très positifs Pierre Weill a affirmé vouloir se désintéresser de cette découverte. Pourtant quelques mois plus tard, il reprend les travaux de M Besnard afin de les exploiter pour son propre compte refusant d'honorer le contrat signé avec M Besnard.

Le point de vue des scientifiques

RETOUR